Musique québécoise à (re)découvrir.
Chansons populaires québécoises. Introduction sur l'artiste, paroles, liens vers les vidéo clips, suggestions d'autres chansons par le même artiste. Outil pédagogique pour les apprenants en français. Pour l'horaire de mes cours de français, voir la page suivante http://www.italki.com/teacher/818092
Cette semaine, j'aimerais vous présenter une femme légendaire. Ginette Reno a commencé à chanter dans les années 60. Elle a été populaire en France, en Angleterre et aux États-Unis. Elle a gagné 3 fois le prix de la meilleure chanteuse canadienne (en 1969, 1971 et 1972). Elle a gagné 3 prix Félix en 1980. Elle est maintenant officier de l'Ordre du Canada et chevalier de l'ordre national du Québec. C'est beaucoup de récompenses pour une seule personne ! Elle a aussi joué dans des films. (Son meilleur film est "Mambo Italiano", elle joue la mère du personnage principal. C'est une comédie.)
en 1960 et aujourd'hui
Ginette Reno est une femme assez grosse avec une voix très puissante. Si vous aimez son style, je vous suggère d'écouter "La deuxième voix", "Ne m'en veut pas", "L'essentiel" et "Fais-moi la tendresse". La chanson que j'ai choisi aujourd'hui s'appelle "Remixer ma vie". C'est une chanson d'amour triste, mais elle est intéressante car elle compare changer son passé avec l'enregistrement d'une chanson. Je n'ai pas touvé de vidéo officiel.
Voici les paroles :
Si je pouvais remixer ma vie,
Comme on remixe une chanson,
Je serais en studio toutes les nuits,
Et pas toute seule à la maison !
J'écouterais encore les rythmiques,
Où mon coeur battait fort en toi.
Et j'inventerais même une suite,
Pour qu't'aies encore besoin de moi. (qu't'aie = "que tu aies" dit rapidement)
Refrain : Si je pouvais remixer ma vie : - Je remonterai la bande au début, (elle veut dire : reculer le ruban de la cassette) À l'instant où tu m'as souri, À la seconde ou j't'ai connu. - Je repasserais des milliers de fois, La première fois où tu m'embrasses. - Et je couperai tous les endroits, Où une autre femme a pris ma place.
Si je pouvais remixer ma vie
Je ferais des miracles,
Je ferais en sorte :
Que tu me trouves tellement jolie,
Que tu ne regarderais plus les autres.
J'arrivrais bien jusqu'à ton coeur,
Je finirais par trouver la faille.
Quitte à mettre un synthétiseur, ("quitte à" veut dire "en dernier recours je pourrais...")
Pour couvrir les mots qui font mal.
Refrain
Si je pouvais remixer ma vie,
Je ne serais plus jamais toute seule.
Je m'inventerais une comédie,
Plus musicale que funny girl (Funny Girl est le nom d'une vieille comédie musicale mettant en vedette Barbra Streisand)
Si je pouvais tout recommencer,
Remixer mes joies et mes peines,
Peut-être même que j'arriverai,
À te faire encore dire "Je t'aime"
Je t'aime...mmm...je t'aime
Je t'aime, oho...
je t'aime X 9
Cette semaine, j'aimerais vous présenter un groupe très versatile (ça veut dire qu'ils font beaucoup de choses très différentes) qui s'appelle "Les Respectables". Même s'ils chantent en français, beaucoup de gens prononcent le nom du groupe en anglais, alors ça sonne comme les "res pec tuh beul". Le chanteur est celui avec le chandail orange, sur la photo plus bas.
J'ai choisi de vous présenter la chanson "L'argent fait le bonheur" car elle est drôle, bien connue, et parce qu'elle me permet de vous expliquer des mots intéresants. Dans cette chanson, le chanteur a choisi de se donner un accent africain, c'est un peu bizarre, mais ça fonctionne bien avec le style reggae de cette chanson. Si vous n'aimez pas ce style, écoutez plutôt "Amalgame", "Ma vie à l'heure", "Hola décadence" ou "Homme 7:00 up", vous verrez que les Respectables sont plutôt un groupe rock.
Voici le lien pour écouter "L'argent fait le bonheur" : (ceci est un vidéo amateur fait par un fan. Je ne sais pas s'il existe un vidéo officiel)
Voici les paroles :
L'argent fait le bonheur, l'argent X2
Refrain : On peut dire ce qu'on peut, Mais l'on fait pas ce qu'on veut, Sans l'argent ! Oui, l'argent fait le bonheur !
Je vais chez mon garagiste,
Pour faire changer mes pneus, (il prononce pe-neu pour s'amuser, la prononciation normale est p-neuh)
Ça coûte de l'argent.
Je vais chez mon barbier,
Pour faire teindre mes cheveux, (teindre = colorer les cheveux)
Ça coûte de l'argent.
L'argent fait le bonheur !
L'argent fait le bonheur, l'argent... X2
Je vais au magasin,
Pour m'acheter des cossins. (cossin = chose que l'on ne sait pas comment appeler. C'est habituellement quelque chose de pas cher et de peu utile. Par exemple, je pourrais dire "il y a beaucoup de cossins sur mon bureau" lorsque je ne veux pas nommer toutes les choses insignifiantes - brocheuse, lampe, tasse, papier, crayons - qui sont sur mon bureau. Il y a beaucoup d'autres mots synonymes de cossins. Par exemple, "gugusse", "patente à gosse", "machin-truc-chose", "une bebelle", "un grammant")
Encore l'argent !
Je veux manger des bananes.
Manger des dîners en canne. ("can" est le mot anglais pour "conserve" - une conserve est une boîte en métal qui contient de la nourriture. Beaucoup de gens, comme moi, préfèrent le mot anglais car il est plus court)
Mais j'ai pas d'argent,
C'est ça qui est le malheur...
L'argent fait le bonheur, l'argent... X2
Si tu veux aller danser,
Si tu veux t'éclater, (s'éclater = avoir du plaisir)
Ça prend d'l'argent. (de l'argent dit rapidement devient "d'l'argent")
Et si tu veux amuser,
Ta nouvelle fiancée,
Donne-lui de l'argent!
Oui, beaucoup, beaucoup d'argent!...
oh yeah,
yeah yeah yeah
L'argent fait le bonheur, l'argent X2
Quand tu veux changer le monde,
Tu reçois toujours des comptes (un compte est une facture, la différence entre les deux est qu'un compte est quelque chose qu'il faut payer tous les mois. Exemple : le compte d'électricité).
Encore l'argent !
Oui et ça monte et ça monte,
Pour toi c'est la fin du monde. Fuck l'argent (fuck = mot anglais, vulgaire.)
L'argent fait le bonheur
Et quand tu en auras plus,
T'auras manqué l'autobus,
Usé comme tous tes gugusses, (gugusse = chose que l'on ne sait pas comment appeler, synonyme de cossin)
T'auras perdu tout ton temps...
Pour l'argent qui fait le bonheur, l'argent X3
On peut dire ce qu'on peut
Mais l'on fait pas ce qu'on veut
Sans l'argent !
On peut dire ce qu'on peut
Mais l'on ne fait pas ce qu'on veut...
Sans l'argent
Cette semaine, j'aimerais vous présenter un classique, une chanson de 1987, qui s'appelle "Vivre dans la nuit". Le groupe s'appelle Nuance. Je pense qu'ils n'ont eu qu'un seul succès et c'est la chanson que je vais vous présenter. Vous pouvez l'entendre ici :
Il n'est pas clair ce qu'elle veut dire par "vivre dans la nuit". Selon moi, elle travaille comme prostituée et elle a peur de l'annoncer à son partenaire. L'expression habituelle est "faire le trottoire". Le sujet de la prostitution était un sujet de discussion important à la fin des années 80. Si vous vous rappelez, la première chanson que je vous ai présenté (Dors Caroline, par Johanne Blouin), était une chanson de 1989 sur ce sujet, et en 1990 le film américain Pretty Woman est sorti au cinéma. Alors on peut dire que le groupe Nuance a "parti le bal" (commencé un mouvement) en 1987.
Voici les paroles :
Y'é quatres heures du matin, (yé = il est)
Ch't'encore sur le chemin. (ch' = je suis. Le "t" est une liaison inventée pour que ça sonne mieux)
J'travaille pour mon gagne-pain, (un gagne-pain = travail pour gagner de l'argent)
Et c'est mon destin.
Mon chum est couché (chum = petit ami)
Dans une heure, il va travailler.
J'm'assis auprès de lui (j'm' = je m')
J'lui demande s'il s'ennuie. (j'lui = je lui)
refrain :
Vivre dans la nuit, C'est de même que je veux faire ça. Vivre dans la nuit, C'est une job comme toutes les autres.(job = mot anglais pour dire "emploi") Y faut que je pense à lui,(Y= il) Car il va m'oublier. Vivre dans la nuit, Y'é l'heure d'aller me coucher.(yé = il est)
Assise dans une chaise, (normalement on dit "assise sur une chaise")
Y'é temps que je me déniaise (dénaiser = verbe avec plusieurs définition. Ici ça veut dire "faire quelque chose au lieu de perdre du temps")
Comment lui expliquer,
qu'il devra l'accepter ?
À toi de décider :
De rester ou de t'en aller.
Car vivre dans la nuit,
J'ai fait ça toute ma vie.
Bonjour ! Cette semaine, j'aimerais vous présenter un grand succès de 1996, la chanson "On jase de toi" du groupe Noir Silence.
La chanson est particulièrement intéressante car elle raconte ce qu'une mère dit à son fils, mais la chanson est chanté par un jeune homme avec une grosse voix (le fils) donc c'est particulièrement amusant. Il y a beaucoup d'expressions populaires, alors c'est également une chanson importante pour apprendre à parler "comme tout le monde" ;-).
Avant de vous donner le lien pour la chanson, j'aimerais discuter du titre de la chanson. "Jaser" (et aussi "placoter") sont synonymes de "parler". La différence, c'est qu'on "parle" de choses importantes et qu'on "jase" (ou "placote") de choses insignifiantes. Il y a une conotation négative. Les hommes disent souvent que les femmes placotent tout le temps.
Voyons maintenant quelques expressions sur le sujet. Par exemple :
Si une personne aime parler tout le temps, on peut dire qu'elle a "de la jasette" ou "de la parlotte"
S'il y a un problème entre deux personnes, une des deux personnes peut dire "il faut qu'on jase" (ici l'autre personne saura immédiatement que le problème est sérieux).
Si je devait vous décrire une rencontre avec un de mes amis, je pourrais dire "parle parle, jase jase" pour résumer le fait que nous avons discuté longtemps de beaucoup de choses peu importantes.
"Parler dans le dos de quelqu'un" veut dire qu'une personne dit du mal d'une autre personne qui est absente.
"les gens commencent à jaser" ou "on jase de toi" veut dire que des rumeurs circulent sur une personne.
Voici maintenent le lien pour entendre la chanson :
Voici les paroles :
On a jasé ton père pis moi (pis = et. Ça peut sembler bizarre de dire "pis" pour dire "et" mais c'est parce que l'expression complète était "et puis", et nous l'avons réduit à "pis". Faites attention car "pis" est un mot qui a plusieurs sens !)
pis on croit que c'est le temps que j'aille te parler (pis = puis)
On te regarde aller, ça peut plus continuer comme ça
T'es pus le garçon que j'ai si bien élevé (pus = plus à la négative)(élever = to raise. On élève les enfants. "être bien élevé" = avoir de bonnes manières)
tu sèches tes cours, t'as commencé à fumer (sécher des cours = ne pas aller en classe pendant les cours. On dit aussi "faire l'école buissonière")
Veux-tu bien me dire ce qu'on va faire de toi?
Tes amis, c'est pas des gens à fréquenter !
quand y ont pas les cheveux longs, (y = ils)
Y'ont des anneaux dans le nez. (y = ils)
on croit juste qu'y ont une mauvaise influence sur toi (y = ils)
Mais tu sais, mon cœur, on t'aime encore
on veut juste pas qu'y t'arrive de tort (y = il)(arriver du tord = arriver un malheur)
Pis surtout c'est que les voisins commencent à jaser : (pis = Et puis)
"Regarde donc ce qu'est devenu le petit gars d'à côté (le petit gars d'à côté = le fils du voisin)
y se tient avec un gang de drogués" (y = il)(se tenir avec = fréquenter)(une gang = un groupe)
Qu'est devenu le beau linge qu'on t'a payé ? (linge et vêtement sont synonyme, on utilse toujours "linge" au singulier)
on dirait que tu sais plus comment t'habiller
Tu sors devant le monde avec des gilets troués (gilet = veste sans manches. Certaines personnes - comme moi - utilisent le mot gilet comme synonyme de "chandail", c'est à dire pour n'importe quel vêtement porté sur le haut du corps.)
T'écoutes plus tes records de la famille Simard (records = mot anglais. Les gens très vieux disent parfois le mot "records", les jeunes préfèrent habituellement le mot "vinyl" ou "album")(La famille Simard fait référence à Nathalie et René Simard, deux chanteurs, frère et soeur, qui étaient populaires dans les années 80. Je vous ai déjà parlé de Nathalie, mais je peux ajouter qu'elle animait une émission pour enfants alors elle était considéré comme "un bon exemple pour les enfants" à l'époque.)
Tu t'achètes plein de disques avec des noms de morts (ici ont fait référence à des groupes rock avec des noms aggressifs)
Pis ta musique du diable, tu l'écoutes trop fort !
L'autre jour, on t'a pogné les culottes baissées (l'autre jour = il y a quelques temps. Lorsqu'on ne se rappelle pas exactement une date, on peut dire "l'autre jour")(culotte = pantalon)(se faire pogner les culottes à terre/baissées = se faire surprendre dans une position inconfortable. Ici les parents ont littéralement surpris leur fils sans vêtements, mais on aurait pu utiliser la même expression pour quelqu'un qui est surpris par la police pendant qu'il commet un acte illégal)
avec la petite Julie, la dévergondée (dévergondé = personne immorale)
C'est péché ces choses-là quand qu'on est pas marié (sa mère lui dit que coucher avec une femme avant le mariage est une chose que l'église considère immoral)
Mais tu sais mon cœur on t'aime encore
on veut juste pas qu'y t'arrive de tort
Pis surtout c'est qu'les voisins commencent à jaser :
"Regarde donc ce qu'est devenu le petit gars d'à côté
C'est à croire que ses parents l'ont mal élevé !
Regarde donc ce qu'est devenu le petit gars d'a côté
Y se tient avec une gang de drogués !"
Bon retour de vacances ! J'espère que vous vous êtes bien reposé vous aussi.
Pour vous "remettre dans le bain" (expression que je traduirais en anglais par "to get back on track/on the horse" et qui pourrais s'expliquer par "s'adapter/retourner doucement au sujet qui nous occupait"), j'ai choisi une chanson assez facile, n'ayez crainte ! Cette semaine je vous propose Marie Carmen, une artiste qui a commencé à faire de la chanson en 1990. La chanson que j'ai choisie s'appelle "L'aigle noir". C'est une reprise (c'est à dire que la chanson a déjà été chantée par un autre artiste avant).
Si vous aimez la voix puissante de Marie Carmen, je vous suggère aussi : "Entre l’ombre et la
lumière", "T’oublier", "L’il au trésor", "Une vie douce", "Piaf", "Faut pas que
j’panique" et "Rêve à pied".
Voici le lien pour entendre la version de "L'aigle Noir" de Marie Carmen :
Voici les paroles :
Un beau jour,
Où peut-être une nuit,
Près d'un lac,
Je m'étais endormie.
Quand soudain,
Semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.
Lentement,
ses ailes déployées,
Lentement,
je le vis tournoyer.
Près de moi,
Dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser.
Il avait les yeux couleur d'une île, (je ne sais pas de quelle couleur sont ses yeux. "île" n'est pas une couleur, mais si je devais deviner, je dirais "vert")
Et des plumes aux couleurs de la nuit. (noires)
À son front,
brillant de mille feux,
L'oiseau-roi couronné,
portait un diamant bleu.
Dans son bec,
il a touché ma joue.
Dans ma main,
il a glissé son cou.
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu.
Dis l'oiseau,
Oh! dis emmène-moi !
Retournons au pays d'autrefois.
Dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles !
Comme avant,
Dans mes rêves d'enfant,
Comme avant,
Sur un nuage blanc.
Comme avant,
Rallumer le soleil,
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles. (cette phrase ne fait pas de sens pour moi non plus)
L'aigle noir,
Dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol, (prendre son vol = s'envoler)
Bonjour ! Voici une dernière chanson avant les vacances (je serai de retour le 30 septembre). Le groupe que j'ai choisi s'appelle "Rock et Belles Oreilles" (aussi appelé simplement "R.B.O." prononcez "air-bay-o"). Ce ne sont pas des chanteurs, mais des humoristes qui étaient extrêmement populaire de 1986 à 1991. Le groupe se compose de 6 personnes. Le plus populaire est Guy A. Lepage (il anime maintenant l'émission de télévision "Tout le monde en parle"), mais il y a aussi Yves P. Pelletier, Bruno Landry, André Ducharme, Chantal Francke et Richard Z. Sirois. Ils ont fait quelques performances ensemble ensuite, mais officiellement, le groupe est maintenant dissous (terminé) et chacun fait carrière solo.
R.B.O. a enregistré plusieurs chansons au cours de sa carrière. J'ai choisi de vous présenter "Bonjour la police", mais si vous aimez les parodies, je vous suggère aussi "Arrête de boire", "Le feu sauvage de l'amour" et "I want to pogne".
"Bonjour la police" est une parodie composée en 1986, alors la musique est assez démodée. Maintenant, j'aimerais vous expliquer un détail intéressant. À cette époque, nous avions 2 restaurants spécialisés en beignes, Dunkin Donut et Tim Horton. On raconte que Dunkin Donut donnait des beignes gratuitement aux policiers. Je ne sais pas si cette information est vraie, mais dans les années 80, on pouvait souvent voir des policiers prendre leur pause chez Dunkin Donut (Dunkin a maintenant fermé ses portes au Québec, malheureusement). Voici une photo de beignes Dunkin Donut :
Vous remarquerez dans le vidéo clip que les mots "Bonjour la police" sont écrits avec la même style que le texte sur la boîte de beignes. Ce n'est pas une coincidence :-) Vous remarquerez aussi que les mots "Police Urbaine" (écrits sur la voiture policière) sont mal écrits. C'est parce que RBO pense que les policiers sont très stupides.
Voici maintenant le lien pour entendre la chanson et voir le vidéo clip :
Voici les paroles :
Bonjour, c’est encore nous, vos trois gentils toutous (un toutou est un ours en peluche ou un chien)
Je veux parler de Rex, de moi, et du sergent Bigras
C’est cela
On n’est pas mal tannés (tanné = fatigué. Mot à apprendre par coeur car il est très utilisé par les Québécois)
de se faire écoeurer (se faire écoeurer = agacer, tyraniser)
Oh oui effectivement,
on est victimes de harcèlement,
Ce n’est pas que l’on se plaigne,
de se faire traiter de "mangeux de beignes",
de boeufs, de porcs, de gros chiens sales (maintenant, on les appelle aussi les "coch" - diminutifs de cochons)
Au caractère un peu brutal
À la longue on s’y fait, (se faire à quelque chose = s'habituer)
parce qu’au fond c’est un peu vrai.
Mais y’a quelque chose qu’on peut pas supporter
Chu pus capable de l’endurer, (chu = je suis, prononcé très vite)
c’est de se faire crier : "Bonjour la police… Bonjour la police… Bonjour la police…"
Est vieille, est vieille ("est vielle" est une façon de dire "ta blague n'est plus drôle")
Bonjour la police… Bonjour la police… Bonjour la police…
Circulationnez je vous prie ("cicurlez!" est le bon mot. Ici on rit des policiers en inventant des mots)
- Hey… chef… tu sais le maniaque à la chainsaw…
- Ouais
- Y s’est sauvé avec mon bras (y = il)
Bonjour la police
- Allo police, mon mari me maltraite !
- Je t’ai dit de pas m’appeler à job, Pierrette !
Bonjour la police
- Police plein de pisse… y sont nonos les polices (pisse = urine) (nono = idiot)
Vous pouvez dire tout ce que vous voulez ,
Mais au nom de la loi arrêtez,
de nous crier :
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
Tiens tiens… des petits humorismes !
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
À votre service
En vingt-cinq ans de métier,
y’a pus rien pour nous impressionner (y a = il n'y a)
- Chef, qu’est ce qu’y a là ? J't’en train de chanter… (j't'en train = je suis en train)(être en train de faire quelque chose = être au milieu d'une activité)
- Bravo… Rex s’est fait écraser… y’é mort… (yé = il est)
Rex ! Pourquoi t’a t’on tué, les écoeurants, y vont payer ! (écoeurant = répugrant)(payer ici est utilisé pour dire qu'on va se venger)
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
- Ben quin, bonjour la police!
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
- En mémoire de Rex…
- ayoye ! (mot de douleur)
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
- Bourreaux d’animaux !
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
- Prend ça et ça, un chausson avec ça ? (parodie de McDonald, car peu importe ce qu'on commande, ils demandent toujours à la fin si on veut "un chausson avec ça ?". ils parlent d'une pâtisserie au pommes)
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
- Au suivant…
- outch… pardon madame (outch = autre mot de douleur)
Bonjour la police Bonjour la police Bonjour la police
- Euh chef !
- Quésséquia ? Je suis en train de frapper. (quésséquia = qu'est-ce qu'il y a, dit rapidement)
- Bravo. Tu sais Rex ?
- Ouain. (oui mal prononcé)
- C'était pas Rex. Me suis mélangé.
- Mais tout est bien qui finit bien !
- Ah oui ?
- Allons-y.
- Ah ! Rex, te revoilà.
Bonjour ! Désolée de vous avoir fait patienter, j'étais en vacances la semaine dernière. Cette semaine, j'aimerais vous présenter Daniel Bélanger, un artiste qui était assez populaire dans les années 90. La chanson "Sèche tes pleurs" est son plus grand succès, et c'est la chanson que je vais vous présenter, mais si vous aimez Daniel Bélanger, je vous suggère aussi "Rêver mieux" (une chanson plus récente mais plus difficile à comprendre).
1992 à aujourd'hui
La chanson d'aujourd'hui est assez simple, c'est l'histoire d'une fille qui est triste car son chum (mot québécois qui veut dire "petit ami") l'a laissé ("se faire laisser" = son partenaire a mis fin à la relation) alors son frère essait de la consoler. Il lui dit "sèche tes pleurs" (moi j'aurais plutôt dit "essuie tes larmes" mais sa phrase est plus élégante) alors ça m'a fait penser que je pourrais vous parler davantage des expressions concernant les larmes. Alors premièrement, on dit "pleurer" mais en langage familier, on pourrait aussi dire "brailler". Elle pleure = Elle braille. La seule différence est que "brailler" est habituellement très fort et bruyamment, alors que "pleurer" peut être fait en silence. Pour les enfants, on dit aussi parfois qu'ils chignent (verbe "chigner"), c'est lorsqu'ils pleurent constamment mais sans passion, un genre de lamentation monotone. On dit aussi parfois que quelqu'un pleure/braille/chigne "pour un rien", ça veut dire que cette personne est très émotive et qu'elle pleure pour des pacotilles (choses pas importantes).
Alors voilà, je vous laisse maintenant écouter la chanson et lire les paroles. Bonne journée !
Paroles :
J'ai jamais vu une fille,
Pleurer autant pour un garçon.
Jamais vu l'amour,
Créer de la haine de cette façon !
Ses chagrins le jour,
Vont finir dans ceux de la nuit. (il veut dire qu'elle pleure du matin au soir)
Faut la voir marcher d'un pas lourd,
Comme si chaque pied pesait sur lui.
Refrain : Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs Je t'en prie sèche tes pleurs
Y a quinze jours est parti, (y a = il y a)
Celui qu'elle voulait pour longtemps,
Est parti celui,
Dont elle souhaite la mort maintenant.
Qu'il crève, mieux qu'il souffre !
Qu'une fille le largue par dessus bord ! (c'est un jeu de mot : "se faire larger par dessus bord" ça veut dire se faire pousser en bas d'une bateau, alors qe "se faire larguer" ou "larguer quelqu'un" = mettre fin à une relation amoureuse. Je crois qu'ila aimé l'image du bateau car c'est l'histoire d'une fille qui se noie dans ses larmes)
Que dans ses larmes comme moi s'étouffe ! (elle veut qu'il s'étouffe avec ses larmes, comme elle)
Que le sud de la fille lui face du nord (Phrase compliquée, ma compréhension est que ça parle de sexe, elle souhaite que la nouvelle blonde de son chum ne veulent pas coucher avec lui, mais c'est seulement une supposition car ce n'est pas une expression populaire)
refrain
À qui veut bien l'entendre,
Elle en dit du mal autant qu'elle peut :
Le con ! le chien ! salaud ! (con = idiot)(chien = méchant. exemple : Mon prof est chien avec nous. C'est vraiment chien ce qui arrive ! Cette fille est chienne. L'insulte suprême avec le mot chien est "être un gros chien sal")(salaud = personne méprisable, répugnant)
Pas de gentillesse, pas de souvenirs tendres.
Et pleure et pleure encore,
Qu'avec toutes les larmes qui tombent,
J'ai pensé calmer mes remords,
Et fournir en eau le Tiers-monde. (Le Tiers-monde est la partie la plus pauvre sur la planète. Alors ici il dit qu'il veut ramasser les larmes de sa soeur et les donner à boire à des pays comme l'Afrique qui manquent d'eau. C'est une analogie pour dire qu'elle pleure vraiment beaucoup)
refrain X 2
Qui je vois c't'après-midi ? (c't = cet)
Son pauvre diable tout aviné ! (aviné = qui a bu du vin)
- Je l'aime et je m'ennuie !
- Pourquoi tu vas pas la retrouver ?
Et je me disais tout bas :
"Vas-y elle se meurt de te revoir !
Cours-y, me rendre service à moi.
Boucher l'affluent de la mer Noire." (ici il veut dire que sa présence va mettre fin aux larmes de sa soeur en utilisant une analogie avec la mer)